![]() |
| Les cours du pétrole repartent à la hausse face à la prolongation du conflit en Iran |
Les
cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi, après que les États-Unis et Israël
ont indiqué au cours du week-end que la guerre contre l’Iran, lancée le 28
février et perturbant notamment le transit des hydrocarbures par le détroit
d’Ormuz, devrait se prolonger encore plusieurs semaines.
Le baril
de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour livraison en mai,
a progressé de 1,78 % à 100,10 dollars quelques minutes après l’ouverture du
marché à la Bourse de Chicago (CME). Le baril de Brent de la mer du Nord, pour
livraison en mai, a gagné 1,73 % à 113,44 dollars. Le 27 février, veille de
l’attaque israélo-américaine, le WTI s’échangeait à 67,02 dollars et le Brent à
72,48 dollars.
Dimanche
soir, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a
annoncé que l’armée israélienne allait «
intensifier ses opérations terrestres ciblées et les frappes » au
Liban. Il a précisé : « Nous n’arrêterons pas avant que la menace ne
soit repoussée loin de la frontière et qu’une sécurité à long terme soit
assurée aux habitants du nord d’Israël ».
Dans le
même temps, l’ancien président américain Donald Trump a lancé un ultimatum à
Téhéran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures,
sous peine de frapper les centrales électriques iraniennes, « en commençant par la plus grande »,
selon un message publié sur sa plateforme Truth Social. Le ministre américain
des Finances, Scott Bessent, a justifié l’approche en affirmant dimanche sur
NBC que l’escalade militaire servait à «
désescalader », rappelant les campagnes de bombardements menées
pour réduire les fortifications iraniennes le long du détroit. « Cela va continuer jusqu’à ce qu’elles soient
complètement détruites », a-t-il ajouté.
Près
d’un cinquième de la production mondiale de pétrole transite habituellement par
le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique
mondial. L’Iran, en représailles aux attaques israélo-américaines, mène des
frappes de missiles et de drones contre des infrastructures énergétiques dans
des pays alliés des États-Unis, ainsi que contre des navires traversant le
Golfe, menaçant particulièrement ceux qui empruntent le détroit.
Pour tenter de contenir la flambée des prix, les États-Unis ont autorisé vendredi la vente et la livraison pendant un mois du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Téhéran a toutefois affirmé ne disposer d’aucun surplus de pétrole brut en mer.
