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| El Niño pourrait connaître une intensité exceptionnelle et perturber le climat mondial |
Le prochain épisode d’El
Niño pourrait atteindre une intensité rarement observée. Des prévisions du Met
Office britannique évoquent une hausse de plus de 3 °C de la température de
surface de l’océan dans une zone de référence du Pacifique équatorial. Un tel
niveau placerait cet épisode parmi les plus importants jamais enregistrés.
Selon Adam Scaife,
responsable des prévisions à long terme au Met Office, le phénomène pourrait
devenir le plus intense observé depuis plus d’un siècle. Les prévisions restent
encore susceptibles d’évoluer, car plusieurs mois seront nécessaires avant que
l’épisode atteigne son niveau maximal.
El Niño apparaît lorsque
la température de surface de l’océan augmente fortement dans les secteurs
central et oriental du Pacifique équatorial. Le phénomène se produit
généralement tous les deux à sept ans et modifie les régimes météorologiques
dans différentes parties du monde.
Les prévisions rapportées
par Le Parisien indiquent que la température de surface de la mer pourrait
dépasser de 3 °C les niveaux habituels dans la zone de référence utilisée pour
suivre El Niño. Une telle anomalie serait particulièrement élevée au regard des
observations disponibles depuis le début des relevés modernes.
Le climatologue Zeke
Hausfather estime également que les données actuelles justifient une
surveillance étroite de la situation. Il souligne toutefois que le phénomène
n’a pas encore atteint son développement maximal et que son évolution peut
encore changer au cours des prochains mois.
Les conséquences
pourraient être importantes dans plusieurs régions du monde. El Niño influence
notamment les précipitations et les températures dans les zones tropicales.
Certaines régions d’Amérique du Sud et de l’ouest du Pacifique peuvent
connaître des périodes de sécheresse, tandis que d’autres territoires sont
exposés à des pluies plus abondantes et à des risques accrus d’inondations.
L’Europe pourrait
également subir les effets indirects du phénomène. Adam Scaife indique que les
premières projections font apparaître un risque d’augmentation des
précipitations et de l’activité des tempêtes au Royaume-Uni et dans le
nord-ouest de l’Europe à partir de novembre.
L’année 2027 pourrait
être particulièrement concernée par les effets du prochain épisode. Son
intensité pourrait contribuer à maintenir les températures mondiales à des
niveaux très élevés et placer cette année parmi les plus chaudes jamais
mesurées.
Les scientifiques
établissent cependant une distinction entre l’évolution d’El Niño et le
changement climatique. L’Organisation météorologique mondiale indique qu’il
n’existe actuellement pas de preuve permettant d’affirmer que le réchauffement
climatique augmente la fréquence ou l’intensité des épisodes d’El Niño.
Le réchauffement global
peut néanmoins renforcer les conséquences de certains phénomènes
météorologiques extrêmes. Un épisode d’El Niño important intervient ainsi dans
un contexte climatique déjà marqué par des températures mondiales élevées.
L’Organisation météorologique mondiale souligne donc l’importance des prévisions saisonnières et des systèmes d’alerte précoce. Ces dispositifs permettent aux autorités et aux populations de mieux anticiper les risques liés aux sécheresses, aux fortes précipitations, aux inondations et aux tempêtes.
