| Le Canada engage 70 milliards de dollars pour accélérer le développement des énergies propres |
Le gouvernement canadien prévoit d’investir 70 milliards de dollars
canadiens, soit environ 50,5 milliards de dollars américains, dans le développement
des énergies propres. L’annonce a été faite lundi 17 août par le Premier
ministre Mark Carney, qui présente ce programme comme le plus important
investissement de ce type jamais engagé en Amérique du Nord.
Une partie majeure de ce financement sera consacrée à la modernisation et à
l’agrandissement de la centrale hydroélectrique de Churchill Falls, au
Labrador. Mark Carney a présenté l’accord conclu entre le gouvernement fédéral,
le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador comme une étape importante pour le secteur
énergétique canadien.
Le Premier ministre a fait cette annonce à St. John’s, en présence des
dirigeants des deux provinces concernées. Le projet doit permettre d’augmenter
fortement la capacité de production de Churchill Falls, une infrastructure
considérée comme stratégique pour l’approvisionnement en électricité du pays.
Selon le gouvernement canadien, la capacité de production de la centrale
pourrait presque tripler après les travaux. L’objectif consiste à accroître la
production d’électricité propre tout en améliorant la fiabilité de
l’approvisionnement et en maintenant des coûts compétitifs pour les
consommateurs.
L’accord prévoit également une augmentation des échanges d’électricité
entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Les deux provinces doivent aussi
développer de nouveaux projets dans les secteurs de l’hydroélectricité et de
l’énergie éolienne.
Ces nouvelles capacités doivent notamment permettre à
Terre-Neuve-et-Labrador d’augmenter ses exportations d’électricité vers les
États-Unis. Une partie de cette électricité pourrait transiter par le réseau
québécois avant d’atteindre les marchés américains.
Le gouvernement fédéral prévoit de consacrer 10 milliards de dollars
canadiens, soit environ 7,2 milliards de dollars américains, à l’ensemble de
l’initiative. Le financement complémentaire doit provenir des entreprises du
secteur de l’électricité, des provinces et de différents partenaires
industriels.
Lors de l’annonce, Mark Carney a souligné l’importance des ressources
énergétiques du Canada et de la capacité du pays à produire une électricité
propre et fiable. Il a également présenté le développement des infrastructures
énergétiques comme un élément de la stratégie nationale visant à renforcer la
sécurité énergétique et la souveraineté du Canada.
La Première ministre du Québec, Christine Fréchette, a également mis en
avant la nécessité de renforcer la sécurité des approvisionnements
énergétiques. Elle a replacé l’accord dans un contexte international marqué par
des tensions géopolitiques et une plus grande incertitude sur les marchés de
l’énergie.
Avec ce programme, le gouvernement canadien veut donc augmenter la production d’électricité propre, moderniser ses infrastructures et développer les échanges énergétiques entre les provinces. Le projet doit également renforcer les capacités du Canada à exporter son électricité vers les États-Unis.