L’épidémie d’Ebola en RDC devient la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays

L’épidémie d’Ebola en RDC devient la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays


L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé lundi le bilan de la précédente flambée majeure enregistrée dans le pays. En seulement trois mois, elle a causé 2 325 décès parmi 4 945 cas confirmés, selon le dernier bilan communiqué par les autorités congolaises.


La précédente épidémie, qui avait touché l’est de la RDC entre 2018 et 2020, avait provoqué 2 299 décès sur 3 381 cas confirmés. Elle était jusqu’à présent considérée comme la plus meurtrière de l’histoire du pays, d’après les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).


Les autorités congolaises ont officiellement déclaré la nouvelle épidémie le 15 mai, après plusieurs semaines de retard. Le virus circule dans plusieurs régions du nord et de l’est du pays, où les infrastructures sanitaires restent limitées et où les difficultés d’accès aux soins compliquent le travail des équipes chargées de contenir la propagation.


Selon le responsable des affaires humanitaires des Nations unies, cette flambée se développe à un rythme sans précédent et provoque désormais un décès environ toutes les trente minutes. Le variant Bundibugyo, identifié dans cette épidémie, ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique reconnu.


L’ampleur de la progression apparaît également dans les comparaisons établies par Africa CDC, l’agence de santé publique de l’Union africaine. Au cours des trois premiers mois de l’épidémie actuelle, la RDC a enregistré environ sept fois plus de cas et cinq fois plus de décès que pendant la même période de la grande épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014.


La maladie s’est déjà propagée à six provinces de la RDC, un pays de plus de 100 millions d’habitants où les déplacements de population sont difficiles à contrôler. Cette forte mobilité complique la surveillance des personnes exposées au virus et le suivi des chaînes de contamination.


L’OMS a indiqué mercredi vouloir inverser la progression de l’épidémie au cours des trois prochains mois. Les autorités sanitaires et les organisations internationales poursuivent leurs opérations de surveillance, de prise en charge des malades et de recherche des personnes ayant été en contact avec les cas confirmés.


La situation a également concerné l’Ouganda, pays voisin de la RDC. Les autorités ougandaises ont recensé 20 cas confirmés, dont deux décès. Elles ont annoncé à la mi-juillet qu’aucun patient encore infecté par le virus n’était alors recensé dans le pays.

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