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| Aleksandar Vučić annonce sa démission de la présidence serbe avant les élections législatives |
Le
président serbe Aleksandar Vučić a annoncé dimanche soir sa démission de la
présidence de la République, à quelques semaines des élections législatives
anticipées prévues le 25 octobre.
Réuni
devant le palais présidentiel, un groupe de ses partisans a assisté à l’annonce
du chef de l’État. « Aujourd’hui est le jour où je présente ma démission », a
déclaré Aleksandar Vučić. Il a précisé qu’il remettrait officiellement ses
fonctions lundi à la présidente de l’Assemblée nationale, Ana Brnabić, qui sera
chargée d’assurer l’intérim.
Le
président serbe a expliqué qu’il souhaitait participer aux prochaines élections
législatives sans exercer parallèlement la fonction présidentielle. Il a
présenté ce choix comme une démarche conforme à ce qu’il considère comme juste.
À
cette occasion, Aleksandar Vučić a également défendu son bilan à la tête de
l’État. Il a notamment évoqué l’évolution de la dette publique, qu’il estime
désormais à « 43 % » du produit intérieur brut, ainsi que la progression de
l’emploi. Il a également cité l’ouverture de « plus de 300 usines et sites » et
la construction de « 686 kilomètres d’autoroutes et de voies rapides ».
Le
chef de l’État sortant a par ailleurs évoqué les priorités qui devront guider
les prochaines autorités serbes. Il les a appelées à « préserver la paix et la
stabilité » et à poursuivre les efforts engagés dans le domaine économique. Il
a également insisté sur le développement des « innovations, l’intelligence
artificielle, les robots » ainsi que sur l’éducation.
Aleksandar
Vučić a indiqué que le premier tour de la prochaine élection présidentielle
devrait se tenir « d’ici la fin décembre », après le scrutin législatif du 25 octobre.
Selon
plusieurs médias serbes, le président démissionnaire devrait conduire la liste
de son parti, le Parti progressiste serbe (SNS), lors des élections
législatives anticipées.
Le
9 septembre dernier, Aleksandar Vučić avait annoncé la dissolution du Parlement
et la convocation de nouvelles élections, à la suite d’une proposition formelle
du gouvernement serbe.
Cette décision intervient dans un contexte politique marqué par un mouvement de protestation qui se poursuit depuis novembre 2024. Le mouvement est principalement porté par des étudiants et fait suite à l’effondrement d’un auvent de la gare de Novi Sad, dans le nord de la Serbie. L’accident avait causé la mort de 16 personnes.
