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| Le Chili affirme son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara |
Le
Chili affirme désormais soutenir la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son
territoire, y compris le Sahara, et considère le plan d’autonomie présenté par
Rabat en 2007 comme une base pour parvenir à une solution politique durable et
mutuellement acceptable au différend régional.
Cette
position figure dans un communiqué conjoint publié lundi 21 septembre à New
York, à l’issue d’une rencontre entre le ministre marocain des Affaires
étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger,
Nasser Bourita, et son homologue chilien, Francisco Pérez Mackenna. Le
président chilien, José Antonio Kast, a également pris part à la rencontre,
organisée en marge de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Selon
le document, Santiago entend désormais donner une traduction concrète à cette
position dans ses relations bilatérales avec Rabat. Les autorités chiliennes
souhaitent notamment encourager les échanges économiques et commerciaux dans
les provinces du Sud du Maroc, avec un intérêt particulier pour
l’investissement, le commerce et le développement productif.
Le
rapprochement entre les deux pays doit également s’appuyer sur un renforcement
du cadre commercial. Les deux ministres ont signé les termes de référence
destinés à lancer les négociations en vue d’un accord de libre-échange entre le
Maroc et le Chili.
Le
communiqué mentionne par ailleurs la résolution 2797 du Conseil de sécurité des
Nations unies, adoptée le 31 octobre 2025. Le Chili indique soutenir ce texte
et les appels adressés aux parties afin qu’elles engagent des négociations sans
conditions préalables, sur la base de la proposition marocaine d’autonomie.
Cette
évolution s’inscrit dans une dynamique de rapprochement engagée plusieurs mois
auparavant. Le 8 juillet, Nasser Bourita avait reçu la députée chilienne
Catalina Del Real, présidente du Groupe parlementaire d’amitié Maroc-Chili. À
cette occasion, elle avait présenté le plan d’autonomie marocain comme une
proposition « sérieuse et durable » et exprimé son soutien à la résolution 2797.
Elle avait également indiqué que cette position était partagée par les
différentes sensibilités politiques représentées au sein du groupe
parlementaire.
Le
Chili n’a, pour sa part, jamais reconnu la république arabe sahraouie
démocratique (RASD), même si des représentants favorables au Front Polisario
ont à plusieurs reprises tenté de promouvoir cette reconnaissance au sein du
Parlement chilien.
José
Antonio Kast, qui a fondé en 2019 le Parti républicain chilien, est devenu
président du Chili le 11 mars 2026. Sous sa présidence, Santiago a donc
officialisé une position plus clairement alignée sur celle défendue par Rabat
concernant le Sahara.
Le changement de position intervient également dans un contexte régional marqué par plusieurs évolutions diplomatiques. Six semaines auparavant, la Colombie avait annoncé une décision similaire. Le 7 août, à l’occasion de l’investiture du président colombien Abelardo de la Espriella, Bogotá avait retiré sa reconnaissance de la RASD et réaffirmé sa position en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Cette décision mettait fin à la reconnaissance accordée à la RASD en 2022 sous la présidence de Gustavo Petro.
