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| Le Royaume-Uni généralise l’autorisation de voyage électronique à ses frontières |
Depuis le mercredi 25 février, le Royaume-Uni applique une nouvelle exigence d’entrée sur son territoire. Les voyageurs originaires de plus de 80 pays, parmi lesquels les États-Unis, le Canada et les États membres de l’Union européenne, doivent désormais présenter une autorisation de voyage électronique (ETA) valide avant d’embarquer à destination du pays.
Les autorités britanniques ont introduit ce dispositif
de manière progressive à partir de 2023 afin de renforcer le contrôle aux
frontières. La mesure a d’abord concerné les ressortissants du Qatar, puis elle a été élargie à plusieurs pays
du Golfe avant d’être étendue aux citoyens européens au début du mois d’avril
2025. Une période transitoire avait été maintenue lors des contrôles. Celle-ci
est désormais close. Le ministère de l’Intérieur britannique, le Home Office, précise que les passagers ne
disposant pas d’ETA valide se verront refuser l’embarquement à bord des avions
et des trains à destination du territoire britannique.
L’ETA s’adresse aux ressortissants de 85 pays exemptés
de visa pour des séjours inférieurs à six mois, à condition qu’ils ne possèdent
pas déjà un titre de séjour au Royaume-Uni. Elle concerne également les
voyageurs en transit dans les aéroports britanniques.
La procédure est entièrement dématérialisée.
L’autorisation est associée électroniquement au passeport du demandeur. Les
autorités indiquent qu’une réponse est généralement délivrée dans les minutes
suivant la demande effectuée en ligne ou via une application mobile. Elles
recommandent toutefois d’anticiper la démarche et de prévoir un délai pouvant
aller jusqu’à trois jours ouvrés.
L’ETA est valable deux ans et son coût s’élève
actuellement à 16 livres sterling, soit environ 19 euros. Le gouvernement
britannique envisage une augmentation prochaine à 20 livres. En septembre 2025,
près de 19,6 millions d’autorisations avaient déjà été accordées.
Le dispositif britannique s’inscrit dans un mouvement international de renforcement des contrôles migratoires. Il se rapproche du système ESTA mis en place par les États-Unis et annonce l’entrée en vigueur du futur ETIAS que l’Union européenne prévoit de déployer d’ici la fin de l’année 2026.
