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| Le Conseil d’Association Maroc–Union européenne adopte une nouvelle position sur le Sahara et renforce le partenariat bilatéral |
La 15ème session du Conseil d’Association entre le
Royaume du Maroc et l’Union européenne, tenue jeudi à Bruxelles, s’est conclue
par l’adoption d’une nouvelle position européenne sur la question du Sahara.
L’Union européenne estime qu’une autonomie effective pourrait constituer l’une
des solutions les plus réalistes pour parvenir à un règlement définitif de ce
différend régional.
Cette position commune des 27 États membres a été
formalisée dans un communiqué conjoint signé par le ministre marocain des
Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à
l’étranger, Nasser Bourita, et la Haute représentante de l’Union européenne
pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, à
l’issue de la session.
Le document reprend l’appel du Conseil de sécurité des
Nations unies invitant l’ensemble des parties à participer aux discussions sans
conditions préalables, en s’appuyant sur le plan d’autonomie proposé par le
Maroc, dans l’objectif d’aboutir à une solution politique durable. Dans ce
cadre, l’Union européenne a pris acte de la disposition du Maroc à préciser les
modalités d’une autonomie exercée dans le cadre de sa souveraineté.
Le communiqué fait également référence à l’adoption
par le Conseil de sécurité de la résolution 2797 (2025), qui soutient les
efforts du Secrétaire général des Nations unies et de son Envoyé personnel pour
faciliter les négociations sur la base de l’initiative marocaine d’autonomie.
Cette évolution intervient alors que plusieurs États membres de l’Union
européenne avaient déjà exprimé leur appui à cette approche.
Au-delà de la question du Sahara, la session a permis
de faire le point sur l’état du partenariat entre le Maroc et l’Union
européenne. Nasser Bourita a réaffirmé la volonté du Royaume de poursuivre une
coopération étroite avec l’Union européenne en vue de bâtir un partenariat plus
approfondi, stratégique et résilient, orienté vers la prospérité partagée et la
stabilité régionale.
Le ministre a souligné que le Maroc se présente comme
un partenaire apportant des contributions concrètes dans plusieurs domaines,
notamment la stabilité, la complémentarité économique, la compétitivité, la
croissance et la connectivité, tout en constituant un lien entre l’Europe, la
Méditerranée et l’Afrique. Il a rappelé que les relations entre les deux
parties s’appuient sur plus de cinquante ans de coopération et de réalisations
communes.
Un bilan des six années écoulées depuis le précédent Conseil
d’Association de juin 2019 a été présenté comme globalement positif, avec des
avancées enregistrées dans les domaines de la convergence des valeurs, de la
coopération économique et sociale, du partage des connaissances, ainsi que du
dialogue politique et de la coopération sécuritaire. Les discussions ont
également mis en lumière les défis persistants, notamment la nécessité de
renforcer la prévisibilité et la concertation dans la relation bilatérale.
Les échanges ont porté sur l’adaptation du partenariat
aux évolutions géopolitiques et économiques, ainsi que sur l’importance d’une
convergence accrue des cadres normatifs et réglementaires, de mécanismes de
dialogue renforcés et d’investissements conjoints dans les secteurs d’avenir.
La perspective d’un partenariat stratégique approfondi a été évoquée comme un
cadre destiné à structurer la coopération pour la prochaine décennie.
Enfin, la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, a été présentée comme un facteur pouvant favoriser une intensification concrète de la coopération, notamment dans les domaines des infrastructures, des transports, de la logistique, de la numérisation, de la sécurité et du tourisme.
