| Légère baisse des prix du pétrole sur fond d’incertitudes géopolitiques |
Les prix du pétrole ont enregistré un léger repli mercredi 7 janvier, dans un contexte marqué par la prudence des marchés face aux incertitudes entourant la production vénézuélienne après l’arrestation du président Nicolas Maduro à Caracas par les forces armées américaines.
Les opérateurs restent également attentifs aux
perspectives d’une offre mondiale jugée abondante, un élément qui continue
d’exercer une pression à la baisse sur les cours.
En début de séance, le baril de Brent, référence sur
le marché international, s’échangeait à 59,98 dollars, en baisse de 0,6 % par
rapport à la clôture précédente établie à 60,36 dollars. Le West Texas
Intermediate, principal indice américain, reculait de son côté de 0,9 % pour
atteindre 56,26 dollars le baril.
La veille, le président américain Donald Trump a
indiqué que les autorités intérimaires du Venezuela avaient accepté le
transfert vers les États-Unis de 30 à 50 millions de barils de pétrole soumis à
sanctions. Ces volumes devaient être écoulés au prix du marché. Le président
américain a précisé que les recettes issues de ces ventes seraient placées sous
son contrôle afin de garantir leur utilisation au bénéfice des populations
vénézuélienne et américaine.
Selon plusieurs analystes, ces annonces confirment la
volonté des États-Unis de favoriser une augmentation de l’offre, ce qui
alimente les préoccupations liées à une possible surabondance sur les marchés
pétroliers mondiaux.
L’agence Fitch Ratings a estimé que les mesures
récentes prises par Washington au Venezuela avaient, à ce stade, des
répercussions limitées sur les producteurs nord-américains. Elle a toutefois
souligné qu’une implication accrue d’acteurs étrangers pourrait, à plus long
terme, contribuer à relancer la production vénézuélienne, sous réserve
d’investissements importants et de délais significatifs dans un environnement
de prix contraint.
Un élément de soutien aux cours est toutefois venu des
États-Unis. L’American Petroleum Institute a fait état d’une baisse inattendue
de 2,8 millions de barils des stocks commerciaux de brut sur une semaine, alors
que les marchés tablaient sur une hausse. Cette diminution reflète une demande
toujours soutenue et a permis de contenir le recul des prix.
Les investisseurs attendent désormais la publication, prévue dans la journée, des données officielles de l’Agence américaine d’information sur l’énergie, qui devraient apporter de nouvelles indications sur l’évolution des stocks et de la demande.