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| L’organisation de la Finalissima Espagne–Argentine incertaine, Rabat envisagée comme solution alternative |
L’organisation de la Finalissima opposant l’Équipe d’Espagne de football à l’Équipe d’Argentine de football, prévue le 27 mars, suscite de nombreuses incertitudes. Les instances organisatrices attendent toujours la décision finale des autorités qataries, alors que la rencontre devait initialement se dérouler à Doha.
Le contexte régional complique l’organisation de
l’événement. La montée des tensions militaires autour de l’Iran a conduit à la suspension officielle des
compétitions sportives au Qatar. Cette
décision a entraîné l’arrêt du programme du Qatar Football Festival, dont la
Finalissima devait constituer l’événement principal.
Face à cette situation, les organisateurs envisagent
plusieurs solutions, dont un changement de lieu ou un report de la rencontre.
Toutefois, les possibilités restent limitées en raison d’un calendrier
international déjà dense à l’approche de la Coupe
du monde de la FIFA 2026.
La décision dépend largement des autorités qataries et
notamment de l’Tamim ben Hamad Al Thani,
émir du Qatar. Le pays joue en effet un rôle central dans l’organisation et le
financement de l’événement. Dans ce contexte, l’UEFA
et la CONMEBOL poursuivent leurs
discussions afin d’examiner les différents scénarios possibles. Les deux
organisations doivent se réunir prochainement pour évaluer les options
disponibles, avec pour priorité la sécurité des équipes et le respect des
engagements contractuels.
Parmi les alternatives étudiées, la ville de Rabat apparaît de plus en plus comme une
solution crédible pour accueillir la rencontre. Le Stade Prince Moulay Abdellah, inauguré en 2025,
dispose d’une capacité proche de 70 000 places. Cette caractéristique
représente un atout important, alors qu’environ 88 800 billets auraient déjà
été vendus pour l’événement.
Le stade marocain a récemment accueilli plusieurs
manifestations sportives d’envergure, notamment la finale de la Coupe d’Afrique des nations. L’enceinte doit
également recevoir, le 8 mai, une étape de la Diamond
League d’athlétisme. Par ailleurs, cette infrastructure figure parmi les
stades retenus pour la Coupe du monde de la FIFA
2030, organisée conjointement par le Maroc,
l’Espagne et le Portugal.
La proximité géographique entre l’Espagne et le Maroc
constitue également un avantage logistique. La capitale marocaine se situe à
moins de deux heures de vol de Madrid, ce
qui faciliterait le déplacement des équipes, des officiels et des supporters
européens déjà détenteurs de billets.
D’autres options ont été évoquées mais rencontrent
plusieurs obstacles. La tenue de la rencontre au Stade
Santiago Bernabéu à Madrid reste théoriquement possible, mais l’organisation
le même jour d’un match amical entre le Équipe du
Maroc de football et l’Équipe d’Équateur
de football au Riyadh Air Metropolitano
complique la gestion de la sécurité.
La piste britannique apparaît également difficile. Le Stade de Wembley à Londres n’est pas disponible en raison de
matches amicaux programmés pour l’Équipe
d’Angleterre de football.
La possibilité d’organiser la rencontre aux États-Unis a également été étudiée, mais
plusieurs infrastructures sont déjà mobilisées par d’autres événements. Le Hard Rock Stadium à Miami accueille notamment le tournoi de tennis
du Miami Open, ce qui réduit les
disponibilités.
Dans ce contexte, la ville de Rabat apparaît pour plusieurs acteurs du football international comme une option permettant d’assurer l’organisation de la rencontre dans des conditions logistiques et sportives adaptées à l’ampleur de l’événement.
