![]() |
| Le FMI appelle à des économies d’énergie face aux tensions pétrolières et à la hausse de la dette mondiale |
La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a appelé les États à
réduire rapidement les activités les plus consommatrices d’énergie, alors que
la hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient accentue les
risques économiques. Elle s’exprimait mercredi à Washington,
en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.
La responsable a indiqué que les pays doivent se
préparer à une période difficile si les prix de l’énergie restent élevés. Elle
a insisté sur la nécessité d’agir sans délai pour limiter la consommation
d’énergie, en soulignant que tous les États sont concernés, même si l’impact de
la situation varie selon les économies.
Dans le même temps, le FMI a publié son rapport sur
les politiques budgétaires, qui met en évidence une progression continue de la
dette mondiale. Celle-ci a atteint environ 94 % du produit intérieur brut
mondial en 2025 et pourrait approcher 100 % d’ici 2029 en l’absence de mesures
correctives.
Kristalina Georgieva a également mis en garde contre
certaines réponses jugées inefficaces, comme les contrôles des exportations ou
des baisses de taxes non ciblées. Selon elle, ces mesures, bien que destinées à
protéger les populations, risquent de prolonger les effets négatifs liés à la
hausse des prix.
Elle a par ailleurs invité les banques centrales à
faire preuve de prudence avant d’ajuster leurs taux d’intérêt, en observant
l’évolution de la situation économique et des anticipations d’inflation.
Sur le plan financier, le FMI fait état d’une pression
croissante sur de nombreux pays. L’institution comptait déjà plusieurs dizaines
de programmes d’aide en cours avant le début du conflit au Moyen-Orient. Elle a
depuis reçu une douzaine de nouvelles demandes, dont une part importante
provient d’Afrique subsaharienne, région particulièrement exposée aux chocs
économiques.
Le rapport souligne enfin que la dynamique de la dette publique mondiale ne montre pas d’amélioration significative et que les tensions géopolitiques récentes ajoutent une contrainte supplémentaire à un contexte budgétaire déjà fragilisé.
